le coton, c’est mortel !

18 Octobre 2012 | Par karine | (Mieux) Consommer

le coton, c’est mortel !

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi j’adore porter des vêtements en coton. Je trouve ça doux et agréable. Et je me dis aussi que c’est mieux que de porter des vêtements en synthétique faits de fibres issues de la pétrochimie. C’est plus naturel… Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce que je découvre ça…

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi j’adore porter des vêtements en coton. Je trouve ça doux et agréable. Et je me dis aussi que c’est mieux que de porter des vêtements en synthétique faits de fibres issues de la pétrochimie. C’est plus naturel… Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce que je découvre ça…
La culture du coton représente 2,5 % des surfaces cultivées à l’échelle mondiale mais 25 % de la consommation d’insecticides, d’herbicides et de fongicides ! Mais ce n’est pas tout. Elle utilise également des quantités massives d’engrais chimiques ou encore de défoliants pour tuer la plante et ramasser le coton avec des machines plutôt qu’à la main… Les défoliants… oui, il s’agit bien de l’arme chimique déversée par les américains au Vietnam pour combattre plus facilement en zone forestière…*
J’étais bien naïve… Je pensais que cette plante pourtant cultivée pendant des millénaires sans aucun apport chimique avait été épargnée. Mais visiblement, c’est loin d’être le cas. La recherche du rendement maximum auquel s’ajoute le fait que, n’étant pas une culture alimentaire, nul ne se préoccupe de la présence d’éventuels résidus, font que la culture conventionnelle du coton se transforme en désastre écologique : multiplication des traitements chimiques, intoxication des paysans, pollution des eaux des rivières dans lesquelles les industries textiles rejettent leurs eaux usées…
Cerise sur le gâteau, la culture intensive du coton est aussi une grande consommatrice d’eau. Elle est d’ailleurs en grande partie responsable de l’assèchement de la mer d’Aral…
Non seulement cette culture intensive dite conventionnelle du coton n’épargne pas l’environnement, mais elle provoque aussi une véritable hécatombe chez les populations qui en « vivent » : selon l’OMS, chaque année, la culture conventionnelle du coton provoque l’intoxication d’un million d’agriculteurs exposés aux pesticides et le décès de vingt deux mille. Dans le même temps, de plus en plus de consommateurs sont victimes d’allergies aux vêtements fabriqués en coton.
Le profit à n’importe quel prix !
Ooh, je me sens toute cotonneuse moi, j’ai moins envie de coton tout d’un coup… ou plutôt si, je veux du coton, mais du coton bio pour un monde plus doux !
Développée depuis quelques années, la culture biologique du coton préserve la fertilité des sols et respecte l'équilibre des écosystèmes. Comment ? Tout simplement en se conformant au cahier des charges européen (non utilisation de pesticides, engrais chimiques et OGM) et en étant contrôlé par des organismes certifiés (EKO ou IMO**) qui veillent évidemment au respect de ce cahier des charges, assurent la traçabilité des matières utilisés et l’application de teintures écologiques sans colorants cancérigènes, substances allergènes et métaux lourds.
Moins intensive, mais plus respectueuse de l’environnement, cette culture repose également sur la rotation des cultures pour oxygéner la terre, la préserver et casser le cycle potentiel des maladies.
Résultat : un coton vraiment doux, moins allergène qui respecte l’homme et la nature.
Alors qu’est-ce qu’on attend pour acheter du coton bio ?
Parce qu’aider à protéger la santé des hommes et celle de notre planète, moi ça me plaît, je trouve ça mortel !

* Un défoliant est un produit dont l'effet est de faire tomber les feuilles des arbres par sa toxicité. Les défoliants peuvent être utilisés comme une arme chimique comme l'a fait l’armée américaine durant la Guerre du Vietnam avec l’agent orange, pour combattre plus facilement en zone forestière. Le but étant d'améliorer la visibilité en éclaircissant la végétation, et non directement de nuire à l'ennemi, bien que les effets secondaires du produit puissent finalement avoir cet effet dans le cas présent.
** EKO de Control Union (anciennement Skal International) est le principal organisme certificateur de la mode éthique en France. IMO (Institut für Marktökologie) est le principal organisme certificateur qui garantit que les cotons sont cultivés sans pesticides, sans engrais chimiques, sans OGM et sont cueillis à la main.

1 Commentaires

Par François, le 29/10/2009 à 15h14

J'ai bien conscience que tout le monde s'en contre-fout... mais je tiens à dire que moi aussi j'adoooooore porter des pulls en coton, alors en coton bio, n'en parlons même pas : c'est à la fois un plaisir pour le corps et pour l'esprit.


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